J’ai vu un ange tomber ce matin. Un beau petit ange blond. Qu’est qui peut faire tomber les anges? Et si même eux ne peuvent rester la-haut comment pourrions nous y monter? Je me demande si cet ange a pleuré? Je me demande s’il a réaliseé qu’il tombait? Je me demande s’il se souvient maintenant qu’il était un ange? Et si les hommes étaient des anges qui étaient tombé?
Par anael
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Celui qui apporte plus qu’on ne demandait. Celui qui n’arrive pas au bon moment. Celui qui offre un peu plus de larme ou de rire. Celui qu’on n’a pas voulut mais qui s’est impose. Celui que l’on prend au passage et qui modifie tout. Celui qu’on aime ou que l’on hait mais qui ne laisse pas le temps de répondre. C’est lui : l’inattendu.
« Tout le bonheur du monde est dans l’inattendu » (Jean d’Ormesson)
Par anael
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Je veux un grand frère! C’est la phrase que j’ai prononce lorsque ma mère m’a appris qu’elle attendait un bébé. Je n’ai jamais eu ce grand frère. Que fait-on lorsque l’on a un manque à remplir ? On cherche. J’ai trouve, et même mieux, trois grands frères tous différents mais tous parfaits a mes yeux. Ils sont ce que je cherchais et maintenant je refuse qu’on me les retire. Je les ai longtemps cherche, je ne les laisserais pas partir sans me battre et je souhaite qu’ils gardent toujours au fond d’eux le souvenir de celle qui se pensait leur petite sœur.
Par anael
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Quel est ce sentiment étrange ? Ce n’est pas de l’amour non, je sais ce qu’est l’amour ou en tout cas j’en connaît les symptômes et je ne me sens pas fébrile, mon pouls ne s’accélère pas, tu ne hante pas mes rêves et je ne désire rien de toi rien de plus que ta douce présence. Pourtant dieu seul sais a quel point tu m’insupporte des fois, ces envies brutales de t’hurler toute la douleur comprimée dans mon âme, toi seul peut me conduire a tant de rage. Est-ce de la haine ? On la dit si proche de l’amour et pourtant non c’est impossible cette rage n’est-elle pas plutôt ce dégoût de moi-même que je tente d’ignorer ? Mais quel est ce sentiment alors ? De la tendresse, c’est un sentiment que je connais par cœur et que je reconnaîtrais entre mille. Je crois seulement qu’il n’y a pas de mot pour ce que tu provoques chez moi, serais-je la première ? Je me plait a le croire car personne n’a jamais exprimé ce que je ressens avec des mots. Cette force que tu me donnes, cette faiblesse devant toi, cette soif insatiable de ta présence.
Tu me donnes des ailes mon ange.
Par anael
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Je veux !
Parole royale ? Alors je dois faire parti des petites gens car ils n’ont pas souvent franchis mes lèvres. Je n’ai pas le caractère pour exiger. J’ai appris à renoncer, à courber l’échine, à sourire malgré les larmes, à mordre mon poing. J’ai compris que je n’était pas née au bon moment, mais y a t il un bon moment ? J’ai accepté de renier mes rêves avant même que mon corps arrête de grandir. Je rêvais de vivre de l’écriture, j’accepte de me contenter d’essayer d’accéder à un boulot tranquille. Je rêvais de vivre auprès de ceux que j’aime, j’accepte de m’écorcher. Je rêvais de mots qu’on n’entend que dans les films, j’accepte ces phrases vides de sens et je m’en exalte même. Je rêvais du prince charmant, on m’a dit que je devrais accepter celui qui voudrait bien de moi, je ne dois pas mériter mieux. Dieu seul sait que je peine à trancher les ailes de mon enfance. Dieu seul sait comme sourire est souvent pénible. Dieu seul sais comme j’ai honte de ces perles salées qui roulent sur mes joues. Je n’ai pas le droit de rêver. Je n’est pas le droit de réclamer. Je n’ai pas le droit à cet air qui me manque, une sorte de suffocation quotidienne. Je voudrais pouvoir hurler mais on a bride ma voix. Je voudrais évacuer cette frustration mais il m’est interdit de me frapper la tête contre les murs.
Aujourd’hui on m’a donne le droit a un cri, un seul et unique ri d’exigence. Devant cette liberté exceptionnelle ma gorge s’assèche, je tremble, j’ai le vertige. J’avais renonce a tout, cette liberté me fait peur, comme un animal élevé en cage et qui ne sais pas ce qu’il y a ailleurs. Je me lance, comme une chute, je veux être grisée par l’air qui pénètre dans mes poumons même si l’atterrissage sera brutal je veux retrouver mes ailes perdues.
Je veux, j’exige que quelqu’un me serre dans ses bras, même un seul instant, ça n’engage a rien. Que le poids qui pèse sur moi puisse enfin s’envoler, une seule bouffe d’air et j’accepterais de sourire encore même si mes rêves sont morts.
Par anael
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