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Mardi 11 avril 2006

"Attention, monseigneur, à la jalousie; c'est le monstre aux yeux verts qui tourmente la proie dont il se nourrit."

William Shakespeare

Par anael
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Jeudi 20 avril 2006

Je ne suis pas une super fan de poesie (oui je c ca fait hosto ki se fou de  la charite). J’explique ma pensee en declarant que pour moi les poemes en vers sont affaiblis, ils sont si codifies que les sentiments du poetes peinent a apparaîtrent, ils sont souvent etouffes par la formes au lie d’eclater en plein jour.

Ceci dit je ve vous parler de ce qui est pour moi le texte en vers le plus jouicif jamais ecrit, je ve parler de la tirade du nez de cyrano de bergerac. J’adore et ca depuis la premiere fois que je l’ai entendu (j’avais dix ans) ?

 

 

 

CYRANO

 

 

Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme !

On pouvait dire... Oh! Dieu!... bien des choses en somme.

En variant le ton,-par exemple, tenez:

Agressif: " Moi, Monsieur, si j'avais un tel nez,

Il faudrait sur-le-champ que je me l'amputasse ! "

Amical: " Mais il doit tremper dans votre tasse !

Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap! "

Descriptif: " C'est un roc ! . .. c'est un pic ! . . . c'est un cap !

Que dis-je, c'est un cap ?. .. C'est une péninsule ! "

Curieux: " De quoi sert cette oblongue capsule ?

D'écritoire, Monsieur, ou de boite à ciseaux ? "

Gracieux: " Aimez-vous à ce point les oiseaux

Que paternellement vous vous préoccupâtes

De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? "

Truculent: " Ça, Monsieur, lorsque vous pétunez,

La vapeur du tabac vous sort-elle du nez

Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? "

Prévenant: " Gardez-vous, votre tête entrainée

Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! "

Tendre: " Faites-lui faire un petit parasol

De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! "

Pédant: " L'animal seul, Monsieur, qu'Aristophane

Appelle Hippocampelephantocamelos

Dût avoir sous le front tant de chair sur tant d'os ! "

Cavalier: " Quoi, I'ami, ce croc est à la mode ?

Pour pendre son chapeau, c'est vraiment très commode! " ,

Emphatique: " Aucun vent ne peut, nez magistral,

T'enrhumer tout entier, excepté le mistral ! "

Dramatique: " C'est la Mer Rouge quand il saigne ! "

Admiratif: " Pour un parfumeur, quelle enseigne ! "

Lyrique: " Est-ce une conque, êtes-vous un triton ? "

Naïf: " Ce monument, quand le visite-t-on ? "

Respectueux: " Souffrez, Monsieur, qu'on vous salue,

C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue!

Campagnard: " He, arde ! C'est-y un nez ? Nanain !

C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! "

Militaire: " Pointez contre cavalerie ! "

Pratique: " Voulez-vous le mettre en loterie ?

Assurément, Monsieur, ce sera le gros lot! "

Enfin, parodiant Pyrame en un sanglot:

" Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître

A détruit l'harmonie! Il en rougit, le traître! "

- Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit

Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit

Par anael
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Samedi 22 avril 2006

Voila un texte d'une jeune poete, andreanne. Comme quoi il n'y a pas d'age pour toucher l'ame des otres.

laisse-moi crier
laisse-moi pleurer
laisse-moi mourir
laisse-moi parler
laisse-moi haïr
laisse-moi fuir

mais ne me laisse jamais tomber!

Par anael
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Samedi 12 août 2006
"Ce qui t'a été donné te sera repris: c'est la regle. Face a la decouverte de cette spoliation future, il n'y a que deux attitudes possibles: soit on decide de ne pas s'attacher aux etres et aux choses, afin de rendre l'amputation moins douloureuse; soit on decide, au contraire, d'aimer d'autant plus les etres et les choses, d'y mettre le paquet, "puisque nous n'aurons pas beaucoup de temps ensemble, je vais te donner en un an tout l'amour que j'aurais pu te donner en une vie".
                                                                                                                      Amélie Nothomb
Par anael
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Mardi 15 août 2006

Sans le savoir, je voyais se reveler à moi l'une des lois les plus effrayantes de l'univers: ce qui n'avance pas recule. Il y a la croissanceet puis la decrepitude; entre les deux, il n'y a rien. L'apogee, ca n'existe pas. C'est un illusion. Ainsi, il n'y avait pas d'été. Il y avait un long printemps, une montéespectaculaire des seves et des désirs: mais dès que cette poussée etait finie, c'etait déjà la chute.

                                                                                                                                Amélie Nothomb

Par anael
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