"Attention, monseigneur, à la jalousie; c'est le monstre aux yeux verts qui tourmente la proie dont il se nourrit."
William Shakespeare
L’ange sans ailes ou peut être les a-t-il perdu ?
"Attention, monseigneur, à la jalousie; c'est le monstre aux yeux verts qui tourmente la proie dont il se nourrit."
William Shakespeare
Je ne suis pas une super fan de poesie (oui je c ca fait hosto ki se fou de la charite). J’explique ma pensee en declarant que pour moi les poemes en vers sont affaiblis, ils sont si codifies que les sentiments du poetes peinent a apparaîtrent, ils sont souvent etouffes par la formes au lie d’eclater en plein jour.
Ceci dit je ve vous parler de ce qui est pour moi le texte en vers le plus jouicif jamais ecrit, je ve parler de la tirade du nez de cyrano de bergerac. J’adore et ca depuis la premiere fois que je l’ai entendu (j’avais dix ans) ?
CYRANO
Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... Oh! Dieu!... bien des choses en somme.
En variant le ton,-par exemple, tenez:
Agressif: " Moi, Monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur-le-champ que je me l'amputasse ! "
Amical: " Mais il doit tremper dans votre tasse !
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap! "
Descriptif: " C'est un roc ! . .. c'est un pic ! . . . c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ?. .. C'est une péninsule ! "
Curieux: " De quoi sert cette oblongue capsule ?
D'écritoire, Monsieur, ou de boite à ciseaux ? "
Gracieux: " Aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? "
Truculent: " Ça, Monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? "
Prévenant: " Gardez-vous, votre tête entrainée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! "
Tendre: " Faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! "
Pédant: " L'animal seul, Monsieur, qu'Aristophane
Appelle Hippocampelephantocamelos
Dût avoir sous le front tant de chair sur tant d'os ! "
Cavalier: " Quoi, I'ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau, c'est vraiment très commode! " ,
Emphatique: " Aucun vent ne peut, nez magistral,
T'enrhumer tout entier, excepté le mistral ! "
Dramatique: " C'est la Mer Rouge quand il saigne ! "
Admiratif: " Pour un parfumeur, quelle enseigne ! "
Lyrique: " Est-ce une conque, êtes-vous un triton ? "
Naïf: " Ce monument, quand le visite-t-on ? "
Respectueux: " Souffrez, Monsieur, qu'on vous salue,
C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue! "
Campagnard: " He, arde ! C'est-y un nez ? Nanain !
C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! "
Militaire: " Pointez contre cavalerie ! "
Pratique: " Voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, Monsieur, ce sera le gros lot! "
Enfin, parodiant Pyrame en un sanglot:
" Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie! Il en rougit, le traître! "
- Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit
Voila un texte d'une jeune poete, andreanne. Comme quoi il n'y a pas d'age pour toucher l'ame des otres.
laisse-moi crier
laisse-moi pleurer
laisse-moi mourir
laisse-moi parler
laisse-moi haïr
laisse-moi fuir
mais ne me laisse jamais tomber!
Sans le savoir, je voyais se reveler à moi l'une des lois les plus effrayantes de l'univers: ce qui n'avance pas recule. Il y a la croissanceet puis la decrepitude; entre les deux, il n'y a rien. L'apogee, ca n'existe pas. C'est un illusion. Ainsi, il n'y avait pas d'été. Il y avait un long printemps, une montéespectaculaire des seves et des désirs: mais dès que cette poussée etait finie, c'etait déjà la chute.
Amélie Nothomb
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